Solitaire, dans l’obscurité de la
nuit que vient déchirer l’éclairage confus de ma bougie, j’attends des fantômes
qui ne viendront plus.
Les spectres de la nuit, ma chambre elles submergèrent et de mon âme elles
s’emparèrent et de mes souvenirs elles se saisirent, et vers la tristesse elles
m‘emportèrent. Et j’ai sus que j’étais le banni de la nuit et le misérable des
ténèbres. Et j’ai sus également que toutes ces choses sans vies ainsi que les
étoiles de la nuit eussent éparpillés ma souffrance à travers les limites sans
fin de la vie s’il n’avaient eu une pudeur pour ma détresse.
Et j’ai sus également que les mort enfouis sous la terre se fussent lamentés,
ou eussent sangloté leur vie terrestre gâchée dans les chimères et les vanités.
Qui peut avoir une pensée affectueuse pour un homme qui sombre dans la
mélancolie ?.
Peut être toi ma douce mère à qui j’ai causé tant de souffrances. Tu as assisté
à la déception de ma déchéance. Tu aurais voulu pour moi les illusions de la
noblesse mais je ne t’ai offert que les lamentations du chagrin éternel. Je me
rappelle de la douceur de ta voix dans les profondeurs de la nuit, mais comme
un fantômes elle s’évanouit dans les brumes de l’ivresse.
Je revois ton regard rassurant et tes gestes infiniment apaisant. Comme tu
aimais me dorloter en me chantant de ton cœur empli de tendresse infinie, des
airs insensés de folie. Et dans l’ivresse de la nuit, ses souvenirs me
délaissent comme la rosée du matin
quitte à l’aube les fleurs des jardins.
C’est moi-même ma douce mère que j’ai voulu quitter, mais c’est mon âme
écorchée que j’ai laissé sur le rivage de la souffrance. Un jour je me suis
éloigné, je suis parti au loin pour échapper à mes souvenirs. Je croyais, que
c’était fini, mais dans la nuit elles ont resurgis du néant pour me rappeler
que je n’étais que désespoir.
Je croyais tout tromper, mais je sui resté sur cette illusion comme un fou qui
s’accroche à ses rêves et à ses délires imaginaires
Sur mon visage, je vois de traces de rides je me regarde mais c’est le temps
qui m’observe.
J’ai voulu changer le monde. Mais comment pourrai-je être certains qu’il a
changé ?.
Un jour je me suis enfui au loin, j’ai cru que j’étais enfin seul mais je n’ai
fait que me tromper , car comment
pourrais-je quitter ma chair lacérées .
Je m’observe, et je n’arrive pas à y croire, mais je m’enlise dans une gouffre
sans fin et sans espoir.
***.
Un jour un navire a chaviré sur la cote, et a déversé des corps sans vie. La
mer est cruelle, elle nous envoûte, je croyais y trouver refuge, mais le destin
m’a ramené toujours au même rivage.
Je me suis révolté mais je n’ai entendu que mes propres plaintes. J’ai reçu
comme un écho ma propre crainte. Ce n’est pas une révolte, c’est une souffrance
de ma pauvre âme accablée.
J’ai accepté cette fatalité, rien de nouveau sur terre, tout n’est que fatalité
et destin.
Plus rien ne me protège, rien ne me rassure, j’ai cru aux mirages, mais vaines
et inutiles sont mes désirs et tel est mon destin.
j’ai accepté cette fatalité et je me suis livré à l’ivresse, car cela soulage
les consciences et épargne les souffrances.
Un j’ai un jour voulu tout simplement apaiser ma soif en buvant une eau de
source limpide. Je l’ai fait tout simplement parce que j’avais soif. Et pendant
un court instant, j’ai cru voir dans le reflet de cette eau si limpide tout le
bonheur de mon enfance.
Mais dans l’obscurité de ma chambre je sais que je verrez que l’image spectrale de mon destin.
je suis un homme ivre en automne, et j’ai bu du vin comme du sang pour apaiser
mes souffrances. Je vis dans l’illusion, je suis illusion.
Ce matin, les premières feuilles ont commencer à quitter les arbres l’une après
l’autre timides et silencieuse. Je les ai contemplés à travers mon esprit
embrumé par la boisson de la douceur.
Un jour je me suis éloigné pour être hors du temps j’ai alors goutté au nectar
de l’illusion et je me suis englouti dans l’obscurité des cauchemars.
Les feuilles tombent des arbres, et je suis seul. La solitude est ma compagne.
Je regardais les feuilles tomber, quand je vis mon destin . mais qui peut
prêter attention à un ivrogne en automne ?