Je n’ai jamais connu quelqu’un de plus idiot que ce crétin de Falot. Il
promène sa carcasse de port pourrie en port pourri à la recherche de quoi
remplir sa misérable panse. Il s’abreuve de notre Whisky. Un Whisky fort
honorable. Vous comprenez c’est un blasphème.
Il fait mille métiers mais respire toujours la misère. Un bon à rien qui hante
les tavernes à la recherche de l’âme charitable qui lui offrira à boire.
- Vous parlez de monsieur le Sagouin.
- Écoutez je ne suis qu’un misérable fonctionnaire qui passe son temps à copier
des textes idiots. Remarquez je ne les ai jamais lu. Si vous êtes donné tant de
mal pour me trouver c’est que vous voudrez que je vous parle de la fortune de
Falot. Ainsi vous avez bravé le brouillard du SOHO, la misères de ses ruelle
ténébreuses. Votre peau a été burinée d’éclaircie en éclaircie. Vous êtes un
brave.
C’est trop toute une bouteille de whisky fort honorable pour moi tout seul.
Je vous embrasse vous êtes mon ami. Que dis je mon frère. Soyez le bienvenu
mais ne me parlez pas Du Falot et Du Sagouin.
Que disais je ah oui ce crétin De Falot. Comment il est devenu riche. Après
tout qu’en sais je moi. Ce n’est pas mon problème. C’est un crétin qui
vagabonde les pieds dans la fange et le visage souriant idiotement aux cieux.
Tiens le brouillard se lève. Pas très bon.. Je m’en vais « chez Chergui ».
Regardez les fantômes dans les contours du smog. Ça me rend triste. Vous dites
que vous m’offrirez encore une bouteille de ce whisky fort honorables.
- Ah Ah je vous vois venir vous voulez connaître l’histoire de Monsieur Le
Falot. On l’appelle « MONSIEUR » maintenant qu’il est devenu riche.
Regardez derrière la fenêtre, la pluie se jette sur les vitre comme la folie,
elle la martèle sans cesse.
Je vous les déjà dit moi, je passe mon temps à copier des textes idiots dans un
bureau crasseux chez Denver & Denvers pour un salaire de misère qui ne me
paye même pas mon Whisky.
Allons votre figure me plaît vous êtes franc vous avez bravé la fange et les
coupe gorge pour rencontrez ce brave George Green.
Votre whisky est respectable. J’aime les gens qui apprécient le bon whisky.
Tenez je vais même vous raconter comment monsieur Le Falot et devenu subitement
riche.
***.
- Écoutez moi bien, Le Sagouin était un usurier je dis bien était. Car il a
disparu en même temps que Le Falot a trouvé le filon. Mais qu’en sais moi du
rapport entre les deux.
C’est dans un bicoque délabrée du SOHO que Le Sagouin exerce son sordide métier
d’usurier.
Un vilain métier. Vous êtes d’accord. Tant mieux j’aime autant.
Il ne prononçait qu’un seul mot et les pauvre âmes s’effondraient.
« quinze Shilling ».
C’était sa meilleur offre pour un gage qui en valait mille.
Le gens le maudissaient. « la peste
soit des usuriers dieu les punira »
« dieu les maudira ».
«« dieu les punira ».
Éternelle litanie, mais que cette punition soit ce crétin de le Falot,
c’est injuste même pour ce sale miséreux de sagouin prêteur sur gage, dont
l’âme ne valait pas un sou.
***.
Il mijotais bien son coup cette crapule de Le Sagouin. Il avait des traites de
la vieille Hellen qui dataient de vingt ans et des poussières.
Mais il se taisait. Car il convoitait
la maison de la vieille. Une belle maison qu’elle a hérité de son père qui lui
même l’avait hérité du sien.
Un bijou de maison. Une fleur unique dans le jardin d’un conte imaginaire.
La brave Hellen l’entretenait avec amour.
Il y a vingt ans elle eut besoin de deux livre elle alla voir Le Sagouin
« deux livre signez ma belle
« vous me rembourserez avec les intérêt d’usage à la fin de chaque années
« vous connaissez les règles. Autrement j’augmente la dette ».
Les année passèrent Le Sagouin ne disait rien et la dette grossissait.
À la fin il envoya l’huissier s’emparer de la maison de la vieille Hellen.
« C’est les affaires » qu’il disait ce chien d’usurier.
La brave Hellen mourut de chagrin.
Et ce crétin de Falot jura de la venger. On a beau être idiot mais on peur
avoir du cœur. Il aimait la vieille Hellen comme sa grande mère.
La brave Hellen trouvait même ce crétin de Le falot un soupçon d’intelligence.
« dieu les maudira ».
« dieu les punira ».
Et la punition vint.
***.
Le Falot surveilla jour et nuit Le Sagouin.
le soir venu, monsieur Le Sagouin vêtu d’un manteau noir corbeau, rapiécé de
l’infortune de mille miséreux, quitta sa bicoque. Il s’embourba dans le
brouillard et seul le grincement maudit, de ses chaussures, rachetées à bas
prix aux larmes d’une veuve, qui résonnait dans la nuit comme une éternelle
plainte, dénotait de sa présence.
Il ouvrit son parapluie et lentement s’enfonça dans une bouche d’égout.
Monsieur le Falot qui l’avait suivit découvrit son secret :
« ah ha monsieur Le Sagouin vous êtes un rat ». Se dit ce crétin de
le Falot.
***.
« Vous voulez connaître la suite. Encore un verre de ce brave whisky.
Vous êtes un gentlemen. ».
Je continue.
On peut être crétin et avoir des idées.
Il acheta un piège à rat et dans la nuit tombante du SOHO sous la lune qui
envoyait sa frêle luminosité aux humains, Le Sagouin fut pris dans le piège de
ce crétin de Le Falot.
Il le menaça d’un immense marteau.
Le Sagouin lui révéla où il mettait ses traites.
Dans la baraque de Le Sagouin, se frayant un chemin a travers, les vêtements,
les meubles, les illusions de pauvre malheureux, il arrivèrent au coffre.
« ouvrez le »commanda Le Falot.
Le Sagouin émis un petit grincement qui ressemblait au son d’un homme qui va
rendre mourir .
Il s’enfuis à travers les ténèbres de la pièce, mais le Falot le rattrapa.
« si tu recommence je t’écrases ». Il brandit le marteau.
Le Sagouin lui donna la combinaison du coffre et des malheureux furent sauvés
de l’emprise diabolique du vil usurier.
On ne revit jamais Le Sagouin.
Et le falot devint subitement riche.
« dieu les maudira ».
« dieu les punira ».
Tien regardez voilà le Falot qui amène sa vilaine carcasse.
Vous voyez il ne sépare jamais de son rat.
Quand même comme vengeance on aurait trouvé mieux que ce crétin de falot. C’est
pas juste By Jove.
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